Forum Kiweo : Ces nains qui se prennent pour des Géants
#1
- 29 mai 08 @ 14:32
J'y songe depuis un moment , et je vous soumet ce débat : ne trouvez-vous pas que la vie culturelle francaise est largement dominée par des imposteurs ? En effet, quand on va dans les librairies, on s'aperçoit que la littérature étrangère (espagnole, américaine ou autre) produit des auteurs au style et à la voix singulière ( José Carlos Somoza, Michael Chabon , Jonathan Lethem , Haruki Murakami, Abba Dawesar ).
Quand on en arrive au rayon littérature francaise , on fait la grimace. Hormis les classiques et quelques valeurs sûres (Michel Le Bris, l'inusable Dominique Fernandez ou Phillipe Besson) , on fait la grimace : Littérature pseudo-experimentale mais véritablement narcissique et ridicule (Angot) ; flamboyants imposteurs (Beigbeder & Co ) , marchands de soupe (toute la clique des Musso, Marc Levy et autre Grangé) : des gens qui sont la honte du métier d'écrivain, mais qui sont encensés , soit par le public (peu inspiré) soit par les snobs de Saint-Germain (pour des raisons de connivence , de magouilles et d'intérêt bien compris.)
Et pourtant , il y a en France une foultitude d'écrivains qui méritent d'être lus (mais dont Le Monde des Livres se garde bien de parler , quand à la télévision , n'en parlons pas, ou je risque de devenir grossier. )
Que pensez-vous de ce problème ? (J'aimerais des réponses argumentées. )
#2
- 30 mai 08 @ 06:25
Le problème ici c'est qu'on ne peut partir que d'un jugement de valeur, qui est, dans sa définition même subjectif. Comment peut on décréter qu'un livre est un chef d'oeuvre tant dis qu'un autre est un navet, ou, "une honte de la littérature"?
J'ai adoré certains classiques français, considérés (à juste titre selon moi), de chefs d'oeuvres, et pourtant j'en ai detesté d'autres également alors qu'ils etaient jugés tout aussi bons...
Après c'est comme tout, une question de gout.
Pero j'ai detesté le Da vinci code et tout le battage publicitaire qu'on a fait autour de lui, mais je ne dis pas pour autant que c'est une honte! Je concois très bien que certains puissent aimer.
#3
- 30 mai 08 @ 07:04
C'est avant tout un problème de consommation. Le lecteur lanbda a largement changé de profil. Il baigne désormais dans une société de surinformation, dans un monde où il peut passer de l'une à l'autre à sa guise. Cela a un impact sur la littérature. Il ne lit plus pour la beauté du texte, la richesse de l'écriture mais pour passer le temps, se divertir, explorer un autre quotidien.
L'écriture de Lévy est simpliste, mais ses récits populaires, comme le style de Dan Brown peut être abordable et vif. Je déplore aussi cette nouvelle forme de consommation, mais elle est ainsi et les éditeurs ne prennent pas le risque de promouvoir de vraix nouveaux talents littéraires. Ce style est désormais réservé à une minorité de passionés, forcément mise de côté au bénéfice des stars du best seller.
C'est le même topo dans la presse. Le journal le plus lu en France, c'est Metro. Surement pas par la richesse de son information mais par son accessibilité. D'abord gratuit, ensuite court, et à priori complet. Tout va plus vite et forcément les plus lus; ce sont les vedettes de la littérature médiatée.
Hélas :)
#4
- 30 mai 08 @ 08:21
Je n'ai pas lu Beigbeder mais j'ai vu le film et franchement c'est un chef-d'oeuvre :)
#5
- 30 mai 08 @ 09:55
Je pense que c'est un fait et que l'on peux rien y faire...
Cependant pour être honnête parce que je l'ai toujours été, j'aime beaucoup Marc Levy, ses livres me détendent et j'apprécie réellement. Ce n'est pas pour autant que je trouve des gouts littéraires mauvais et que je n'ai pas de véritables opinions sur d'autres livres... Faut pas généralisé, on peut aimer Levy sans être forcément victime de la société.
#6
- 31 mai 08 @ 11:55
Le problème ici c'est qu'on ne peut partir que d'un jugement de valeur, qui est, dans sa définition même subjectif. Comment peut on décréter qu'un livre est un chef d'oeuvre tant dis qu'un autre est un navet, ou, "une honte de la littérature"?
J'ai adoré certains classiques français, considérés (à juste titre selon moi), de chefs d'oeuvres, et pourtant j'en ai detesté d'autres également alors qu'ils etaient jugés tout aussi bons...
Après c'est comme tout, une question de gout.
Pero j'ai detesté le Da vinci code et tout le battage publicitaire qu'on a fait autour de lui, mais je ne dis pas pour autant que c'est une honte! Je concois très bien que certains puissent aimer.
Voilà ce qu'il y a de plus insupportable de nos jours , cette espèce de relativisme , d'accepation lasse , qui voudrait se faire passer pour de la tolérance et de l'ouverture d'esprit et n'est en fait qu'un détestable mélange de mollesse et de paresse intellectuelle.
C'est ce genre d'état d'esprit ("tout est dans tout, et tout se vaut !" "Il n'y a pas de mauvais livres, tout est subjectif !") qui finit par aboutir à ces émissions grotesques qui fleurissent depuis quelques années (et dont Ardisson, notamment , c'est fait une spécialité ) ou intellectuels, chanteurs à la mode , politiciens, mannequins et histrions médiatiques se mélangent joyeusement , ou tout est mis aun même niveau.
Il fallait la finesse * d'une Petite Manon pour se laisser aller à cette réthorique douteuse de la question de goût. En effet, pour Petite Manon, la Littérature n'est pas un Art, encore moins un "état du monde", comme le dit si bien Edouard Glissant ; c'est un simple divertissement. Certains se divertissent en lisant Balzac , d'autres en lisant Dan Brown ; ou est le problème ?
Cependant, moi qui ai un peu plus d'estime pour cet Art qu'est l'Ecriture , j'ai une conception plus ambitieuse et un peu plus large que notre amie PM . Je pense que la Littérature est la chose la plus importante au monde. Je pense qu'elle est essentielle. Je pense que la Littérature est le sang qui coule dans les veines du monde et lui donne vie. Et quand je vois ce sang sal ipar des gens, qui je le répète, je le proclame sont la honte du métier d'écrivain ; quand je vois ce sang infecté par la prose de certains , poison lent mais à coup sûr mortel , je ne m'en satisfais pas.
Ces livres sont comme la gangrène ; ils corrompent toute réflexion, sapent l'esprit critique , et surtout contribuent à propager le virus le plus dangereux de notre époque, le mal du siècle : à savoir la sottise.
Je déplore aussi cette nouvelle forme de consommation, mais elle est ainsi et les éditeurs ne prennent pas le risque de promouvoir de vraix nouveaux talents littéraires. Ce style est désormais réservé à une minorité de passionés, forcément mise de côté au bénéfice des stars du best seller.
Et c'est fort regrettable.
* C'est ironique bien entendu.
#7
- 31 mai 08 @ 12:21
Je vais certainement à travers mes propos me faire lyncher.
Je te trouve un peu dur baronrouge avec petitemanon...Certes, je trouve plus qu'agaçant de dire que tout est en tout, surtout quand je déteste une œuvre. Mais, je crois qu'il faut arriver à accepter qu'un art détesté, peut être apprécié par d'autres...
Enfin :
C'est à partir de la que je vais me faire taper dessus : Certains vont penser que j'ai une vision élitiste des choses, mais je suis convaincue que quelqu'un aimant beaucoup les ouvrages commerciaux, ou qui n'a pas une certaine affection pour les mots ne pourra pas aimer du Flaubert ou autre livre philosophique. Certains grands ouvrages nécessitent un certain conditionnement, une certaine affection ou éducation. Je dois avouer que jusqu'à mes 16 ans, il était hors de question pour moi de lire des philosophes, du balzac ou autre. Quand je suis entrée en littéraire, et même en prépa, on m'a appris à découvrir à et les aimer, du moins les comprendre pour pouvoir les juger vraiment.
Maintenant, ça me déçoit toujours un peu quand j'entre dans une librairie et que je vois le dernier livre de Marc Levy affiché en gros, et mon pauvre petit Nietzsche dans le coin des bouquins tout pourris. Mais dans un sens, je me dis, si quelqu'un achète du Nietzsche sans vraiment savoir ce que c'est, sans avoir été un peu initié, il va se dire " mais il est complètement lynché ce mec"
Après, je ne dénigre pas toute la littérature commerciale, j'adore Anna Gavalda, j'aime ses mots, sa manière d'écrire. Et je vois beaucoup d"hypokhagneux qui crachent dessus, et je trouve leur réaction hautement puérile. Rousseau ou même Racine se faisaient humiliés quand leurs ouvrages sortaient, et on les a considérés par la suite comme des grands auteurs. Problème d'ouvrages contemporains.
C'est de même pour la musique, je n'écoute que très rarement de la musique commerciale, j'écoute toujours du classique ou du métal. Dans un sens, j'aimerais que les gens découvrent de cette musique, et qu'elle leur soit plus portée, mais d'un autre côté, j'ai l'impression que des personnes vont la massacrer, la simplifier. Donc, je préfère qu'elle reste cachée, écoutée par de véritables amoureux, qui ne la massacreront pas en la réduisant dans son plus simple appareil^^
Et peut-être que plus tard on saura l'apprécier à sa juste valeur, apprécier les mots...C'est vrai que je suis un peu véxée de voir les gens dénigrer la littérature classique ou des livres actuels qui pourraient être intéressants, mais la majorité des personnes ne sont pas forcément initié et ne savent pas encore appréciés ce type d'ouvrages...
Cela ne vient pas forcément d'eux, mais l'on vit dans une société où j'ai l'impression que la surconsommation domine et qu'importe la qualité du moment que la majorité aime...Je ne suis pas du tout d'accord avec ce concept, ce qui me rassure c'est que des personnes voient un peu plus loin^^
Attention, je ne dénigre pas Marc Levy, ou Welbeck ( que je n'aime pas forcément), on a le droit d'aimer et de le lire, on peut apprécier, et y trouver son compte.
#8
- 31 mai 08 @ 12:51
Attention, je ne dénigre pas Marc Levy, ou Welbeck
Houellebecq nan ? :p
Voilà ce qu'il y a de plus insupportable de nos jours , cette espèce de relativisme , d'accepation lasse , qui voudrait se faire passer pour de la tolérance et de l'ouverture d'esprit et n'est en fait qu'un détestable mélange de mollesse et de paresse intellectuelle.
Oui c'est de la tolérance, l'absence de jugement de valeur. Tu nous montre de nouveau que tu es un être très ouvert* en ne respectant que ce que tu annonces comme tolérable (sur des critères indiscutables **)
Ces livres sont comme la gangrène ; ils corrompent toute réflexion, sapent l'esprit critique , et surtout contribuent à propager le virus le plus dangereux de notre époque, le mal du siècle : à savoir la sottise.
Amen. J'espère qu'il y aura toujours un BR pour nous jouer le rôle du prophète de l'apocalypse pour nous montrer le chemin... Parce que niveau démarche argumentative... ça se limite souvent à d'étranges psaumes, des majuscules pour ce qui est sacré et à un dogme non moraliste du style "c'est en tête de gondole à la FNAC alors c'est Maaaaalll".
* c'est ironique bien entendu.
** c'est ironique bien entendu.
#9
- 31 mai 08 @ 13:21
Attention, je ne dénigre pas Marc Levy, ou Welbeck
Houellebecq nan ? :p
Ah oui pardon^^, je vais corriger ça...
#10
- 31 mai 08 @ 13:25
Baron Rouge, sois un peu plus modéré dans tes propos s'il te plait...
Je suis d'accord avec manon, c'est une question de goût. Il y a différents styles, différents types de littérature, certains aiment ce que tu dénonces, ça n'en fait pas des idiots pour autant. J'aime beaucoup Anna Gavalda alors que j'apprécié énormément Diderot. Pour autant, je déteste tout autant Balzac que Guillaume Musso. Quelle est la logique là-dedans ?
Après, certains livres sont presque volontairement mal écrits, l'intrigue est grotesque, lourde, les personnages extrêmement stéréotypés mais que peut-on y faire ? Ils ne méritent pas le bûcher tout de même. Ce ne sont pas des auteurs dont on se souviendra par la suite mais ce sont une distraction pour certains.
#11
- 31 mai 08 @ 13:52
C'est vrai que des livres sont volontairement mal écrits comme les Arlequins à mon goût. Une histoire à l'eau de rose basique, un happy-end plus qu'attendu et déterminé. Mais je dois l'avouer j'attends de finir cette année pour m'en faire un pour me détendre, ainsi que de lire le dernier d'Anna Gavalda.
#12
- 31 mai 08 @ 23:46
j'approuve totalement cream !
Je n'y connais rien en littérature.. on m'a conseillé des ouvrages, mais j'ai beau les lire, je n'y comprends pas grand chose ! Je ne vois pas ce qu'il y a d'exceptionnel, pourquoi tel livre plutôt qu'un autre ! Tout comme la plupart des gens ne voient pas l'intérêt de la musique contemporaine ! C'est des domaines un peu particulier, ça demande une certaine connaissance, une certaine culture dans le domaine.. et j'avoue qu'en littérature, je n'ai pas cela ! (je prétends pas non plus l'avoir totalement en musique, mais un peu plus quand même !!)
#13
- 01 août 08 @ 21:14
C'est vrai que des livres sont volontairement mal écrits comme les Arlequins à mon goût.
Les lourdeurs des auteurs de ces ouvrages sont-elles volontaires ? Rien n'est mons sûr ...
#14
- 01 août 08 @ 23:24
Je n'y connais rien en littérature.. on m'a conseillé des ouvrages, mais j'ai beau les lire, je n'y comprends pas grand chose ! Je ne vois pas ce qu'il y a d'exceptionnel, pourquoi tel livre plutôt qu'un autre ! Tout comme la plupart des gens ne voient pas l'intérêt de la musique contemporaine ! C'est des domaines un peu particulier, ça demande une certaine connaissance, une certaine culture dans le domaine.. et j'avoue qu'en littérature, je n'ai pas cela ! (je prétends pas non plus l'avoir totalement en musique, mais un peu plus quand même !!)
Pour y "connaître en littérature", il faut s'y interrésser. Je pense que plus tu lis plus tu te cultive et plus tu comprend. Pourquoi tel livre plutôt qu'un autre? le style de l'écriture, la maniére de faire passer l'émotion, l'intrigue à laquelle tu accroche... ou pas! C'est surtout une affaire personnel, une affaire de goût (désolé Baronrouge). La littérature est Art et Divertisement, c'est un art dans sa façon de dire, de raconter et de décrire; un divertisement car le fait de lire reléve de cela, en effet le roman te permet de "t'évader".
Pour prendre des exemples la peinture est un Art, mais c'est un réel divertisement que de voir une oeuvre pictural, les couleurs qui s'entreméle, se mélange, crée..., le cinéma est aussi un bonne exemple.
Sur ce qui est du coté de la volonté, il faut y réfléchir....
D'un coté c'est peut pour "choqué", pour faire réfléchir, réorienter la littérature vers d'autres horizons? Surement un choix personnel de l'auteur (comme quoi tout est affaire de goût^^). Mais aussi peut être à cause de la pire erreur de l'écrivain: ne pas "approfondir son récit, ses personnages...
Aprés on peut aussi penser aux "auteurs amateurs" qui ne serons jamais publier (ou alors qui en ont une chance infime) mais qui l'a mériterait cette chance... (je pense personnellement que c'est le cas de certains sur ce site...)
#15
- 09 octobre 08 @ 22:33
Pour y "connaître en littérature", il faut s'y interrésser. Je pense que plus tu lis plus tu te cultive et plus tu comprend.
Euh.. j'ai beau lire, sans indications, parfois, je passe à côté d'un tas de choses.. si je n'avais pas lu les explications au début des souffrances du jeune Werther de Goethe, je n'aurais jamais saisi les références religieuses.. Idem pour Rhinocéros, extraordinaire, mais si on ne me l'avait pas dit, la référence au nazisme ne me serait sûrement pas venu à l'esprit..
j'avoue que j'aime comprendre la façon dont les choses sont construites, le pourquoi du comment, leur agencement. En musique, quand tu analyses une partition, sa construction, tu repères les klimax, etc., l'interprétation change, la vision de la pièce également. Certaines sont des petits bijoux, alors que d'apparence, elles peuvent paraître neutres.. mais en approfondissant, on y découvre un intéret réel, la vision de la pièce change, son interprétation également ! Je pense qu'en littérature, c'est pareil !
#16
- 09 octobre 08 @ 23:15
Et moi, en vitesse, une réflexion digne du plus grand comptoir de bar en face de la gare.
La musique, il faut que ça aille au coeur. C'est les tripes qui décident comment on interprète une musique. S'il faut analyser la partition pour y prendre goût, c'est comme qui dirait raté. Ca donne des oeuvres délicieuses de Boulez, Stockhausen, etc, qui n'ont d'intérêt que théorique et de faire baisser notre seuil d'audibilité.
Je suppose qu'on peut étendre ça à la littérature ^^
#17
- 09 octobre 08 @ 23:21
pas entièrement d'accord ! le fait d'analyser une oeuvre permet souvent de saisir des détails qu'on avait laissé de côté ! C'est clair que la musique uniquement cérébrale manque totalement d'intéret... mais jouer sans se servir de se cervelle, ça vaut pas mieux ! exemple : repérer les accords qui créent l'intensité dramatique, ça permet de mieux les amener.. c'est la base même de l'analyse ! et c'est ça qui va apporter un ressenti, un sentiment, une émotion..
évidemment que la musique parle au coeur ! mais sans la cervelle, je pense qu'elle lui parlerait pas aussi bien !
#18
- 10 octobre 08 @ 10:56
Et moi je prétends qu'on se fiche de savoir quel type d'accord va "créer l'intensité dramatique", vu que le coeur est censé nous le transmettre. Et puis, si c'est la cervelle qui dit "attention il ya tel accord qui va amener l'intensité dramatique", ça donne une interprétation mécanique qui ne touche pas la sensibilité du public, qui est , par définition, anti-rationnelle. Tandis qu'une octave peut receler une intensité dramatique faramineuse (très utilisée en musique "baroque") que l'analyse ne permet absolument pas de prévoir.
#19
- 10 octobre 08 @ 15:42
Et moi je prétends qu'on se fiche de savoir quel type d'accord va "créer l'intensité dramatique", vu que le coeur est censé nous le transmettre.
Si c'est juste pour l'écouter comme ça, oui. Si c'est pour la créer, ou l'analyser pour comprendre plus en profondeur, non.
Je vois ça un petit peu comme de la littérature. L'artiste, lorsqu'il créé son oeuvre, se pose ces questions de procédés à utiliser, en fonction des effets qu'il a envie de produire. Il ne pond pas son oeuvre d'un bond, il fait des premiers jets, retravaille des passages, restructure l'ensemble...
Il ne fait évidemment pas "que" utiliser des procédés, le génie réside entre autre dans la manière de les agencer, de les combiné.
Pendant longtemps je pensais que toutes ces choses, c'était de la merde. Bon, je ne suis pas encore partisan des analyses aux 367è degré de chaque paragaphe qui vont chercher des délires beaucoup trop éloignés.
Mais de plus en plus je constate l'importance de ces reflexions sur des oeuvres de qualité. Certes ca n'est pas indispensable pour une simple lecture. Comme je l'ai dis. Mais quand on analyse un peu, sans aller trop loin, on constate trop d'éléments qui coïncident au niveau des effets produit, du sens induit, trop de procédés qui s'accordent entre eux pour qu'il s'agisse d'un hasard.
L'auteur se pose ces questions, ces reflexions. Même s'il ne faut pas forcement les interprêter au 150è degré en poussant les raisonnements trop loin, il y a quand même une réflexion sur la "technique" et les procédés dans une certaine mesure. Notamment parce que l'auteur recherche également les procédés qui vont permettre d'aller "parler à ton coeur" de la façon dont il le souhaite, entre autre.
Là où ces procédés permettent de toucher la sensibilité du public, c'est donc justement que c'est ces procédés, suivant comment ils sont maitrîsés, suivant comment ils sont employés plus ou moins naturellement puis retravaillés par l'auteur, qui vont permettre de créer avec plus ou moins de finesse l'atmosphere de l'oeuvre, et faire que cette atmosphere sera plus ou moins en adéquation avec le thème et les idées véhiculées par l'oeuvre.
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